La France ne se réforme pas assez vite, selon Christian Noyer

Nous proposons à Christian Noyer le même défi qu’à Pierre Gattaz et quelques autres : produire UNE SEULE étude crédible démontrant que dans le contexte actuel, le travail du dimanche (ou de nuit) crée de l’emploi. Qu’il aille demander à Jean-Claude Bourrelier (de remords), s’il manque d’inspiration !

Boursier, 14/11/2014

(Boursier.com) — Alors que l’Institut national de la statistique a publié ce vendredi matin les chiffres de la croissance pour le troisième trimestre (+0,3%, mieux que prévu), le gouverneur de la Banque de France, Christian Noyer, estime que les réformes ne vont pas assez vite, ce qui freine l’activité. Dans une interview accordée aux ‘Echos’, il préconise plusieurs pistes de travail…

Des mesures simples et rapides

A court terme, "une franche libéralisation du travail le dimanche" ou encore la réduction accélérée des réglementations qui freinent la construction de logement" sont faciles à mettre en oeuvre et créerait de l’activité rapidement. Notons que le projet de loi Activité – dont les grandes lignes ont été présentées récemment – prévoit justement de simplifier la réglementation du travail du dimanche. "Nous devons permettre à celles et ceux qui veulent travailler de pouvoir travailler (ce jour là) lorsque c’est leur volonté, lorsqu’ils sont compensés comme il se doit en termes salariaux et en termes de repos, mais parce qu’ils veulent accéder à ce plus d’activité", a déclaré le 15 octobre dernier, le ministre de l’Economie.

Emmanuel Macron a aussi évoqué une simplification des règles en matière d’urbanisme et de logement…

Réformer le marché du travail

A moyen terme, Christian Noyer plaide pour une réelle réforme du marché du travail. Il préconise notamment de "revoir les mécanismes d’indexation du SMIC, donner plus de latitude aux partenaires sociaux dérogeant à la durée légale du travail dans l’entreprise, assouplir les règles du licenciement". Des pistes également évoquées par le leader du Medef, Pierre Gattaz. Ce dernier a fait polémique en évoquant la nécessité de sortir de la convention 158 de l’Organisation internationale du travail (OIT) qui contraint les chefs d’entreprises à justifier les motifs en cas de congédiement… 

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