Albertville (73) : Les caissières ont gagné

Les caissières du supermarche ED/Dia ont gagné le droit de ne plus travailler le dimanche.

Le 25 septembre elles fêtaient leur « 100 ème », centième dimanche de lutte contre le travail dominical, centième rassemblement devant le supermarché qui les emploie. De toute la vallée, et même bien au de-là de la Savoie, élus, politiciens, écrivain, prêtres, syndicalistes et simples particuliers ont soutenu ces caissières dans leur combat.

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L’affaire durait depuis deux ans, depuis le 11 octobre 2009. Valérie, Peggy, Marie-Anne, Corinne, Agnès et Valérie refusaient de travailler le dimanche alors que leur employeur leur imposait. Petit à petit un collectif s’était constitué autour d’elles : un écrivain, le maire d’Albertville, l’archevêque, des associations et beaucoup de particuliers étaient touchés par l’histoire de ces femmes entrées en résistance.

 

Les six employées, devenues cinq après le départ de l’une d’elles, se relayaient chaque week-end au piquet de grève, au gré de leur inscription au planning du magasin. Le magasin continuait à ouvrir, avec le concours d’étudiantes et de salariés de Dia venus d’autres supermarchés.

 

La solution était toute simple : le nouveau locataire-gérant du magasin, arrivé il y a deux jours, a décidé de faire travailler ses salariés le dimanche sur la base du volontariat.

Entre-temps les prud’hommes ont rendu pas mal de décisions en faveur de ce principe dans d’autres régions, ce qui a sûrement facilité le déblocage de la situation (voir notre reportage tourné à l’occasion du 100 ème jour de combat).

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