Usines Center craint la fermeture du dimanche

Usine Center se dit « alarmée » par l’absence de dérogation au repos dominicla, et engage une sorte de chantage à l’emploi tout aussi illégal (il est interdit de licencier, dans ce cas)

Faut-il vraiment pleurer avec Usine Center, classée arbitraitement « zone touristique d’affluence exceptionnelle » du fait de sa proximité avec l’aéroport de Roissy (Vous avez vu beaucoup de passagers des avions faire leurs courses à Usine Center, vous ??!), du fait que cette exception ne soit pas prorogée, la mettant dans les mêmes conditions de concurrences que les autres enseignes qui elles, sont respectueuses de la loi ??

Le Parisien, 7/10/2008


USINES CENTER, DIMANCHE APRES-MIDI.
(Cliché LP/A.F.)

L’autorisation d’ouvrir les boutiques le dimanche prend fin le 19 octobre. Les commerçants, qui se réunissent ce matin, craignent pour leur survie.

« Par la présente, nous vous informons que la préfecture du Val-d’Oise ne renouvellera pas la dérogation au repos dominical. »

C’est par cette phrase alarmiste, signée de leur président, Djamel Belal, que commence la note aux 94 commerçants du centre commercial Usines Center, à Gonesse. Tous sont convoqués à une assemblée générale extraordinaire ce matin, à partir de 9 h 30, pour discuter de l’ouverture du dimanche, qui a fait sa réputation depuis vingt ans.

Soumise, ces dernières années, à une autorisation annuelle du préfet, elle arrive à expiration le dimanche 19 octobre.

« Ce qui se passe partout dans le département avec Leroy Merlin, le Grand Cercle à Eragny, nous fait craindre le pire », lâche le président de l’association des commerçants, marchand de vêtements. A la mi-septembre, il a rencontré les représentants d’une dizaine d’enseignes concernées par le travail dominical. Il a aussi contacté le député UMP Axel Poniatowski et le maire socialiste de Gonesse, Jean-Pierre Blazy.

« Nous réalisons 30 % de notre chiffre d’affaires ce jour-là, plaide Djamel Belal. 334 de nos 400 salariés sont volontaires pour travailler le dimanche. Parmi eux, on trouve 35 étudiants. » Dans un contexte économique déjà difficile il évalue la baisse de fréquentation à 10 % ces derniers mois le président de l’association des commerçants chiffre à 124 le nombre d’emplois supprimés par la fermeture du dimanche.

124 emplois seront supprimés

En novembre 2003, Usines Center avait déjà été condamné à fermer par le tribunal, à la suite d’une action menée par la Fédération nationale de l’habillement (FNH). « Menacés d’une astreinte de 5 000 € par infraction, on avait dû fermer les dimanches de janvier à mars 2004 », se souvient Djamel Belal. A l’époque, le classement du site en « zone touristique d’affluence exceptionnelle » du fait de sa proximité avec l’aéroport de Roissy, avait permis à la galerie marchande d’obtenir une première dérogation, renouvelée jusqu’à aujourd’hui. Lors de leur dernière séance, les élus de Gonesse ont demandé que soit accordée d’office une nouvelle dérogation permettant de continuer à ouvrir le dimanche. Sans résultat.

Le Parisien

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