Cela donne envie de serrer les poings de rage, et de maudire ces élites autoproclamées, Attali, gourou de service, Macron, micro ministre à qui il faut deux 49.3 pour faire passer des textes sans queue ni tête, mais aussi les Malliés, valets de Sarközy, et tout ce petit monde, à tu et à toi avec les patrons des grandes chaines de distribution. Qui serait assez naïf pour ne pas voir que l’acharnement du dernier en date, Macron, à faire exploser le repos dominical, doit tout aux relations très proches de ce petit ministre naïf et bien gentil, avec certains patrons de grandes chaines ?

Le résultat ? Nous le prédisons depuis des années : d’effet domino en effet domino, la grande distribution accentue chaque jour sa main-mise sur le commerce. Au détriment de la créativité, au détriment de l’esprit d’entreprise, au détriment de la diversité, et au final au détriment du consommateur, condamné à errer le dimanche dans des supermarchés, pauvre consommateur dont on bourre le crâne chaque jour – merci Patrick Le Lay – pour lui faire croire qu’il s’agit là de l’ultime étape du bonheur universel.

Les petits commerces ne résistent pas, les centres villes sont de plus en plus dépourvus de ces établissements et à cause de cela, certains villages périssent jusqu’à mourir parfois, faute de dynamisme et de travail.

Read More


La Croix – 12/5/15 – 12 H 08

Après avoir reporté deux fois le vote, le Sénat a adopté mardi 12 mai le projet de loi Macron, en le libéralisant encore plus, à l’issue de plus de 130 heures de débat.

La droite sénatoriale réécrit la loi Macron Celui-ci va toutefois faire l’objet d’une commission mixte sénateurs-députés, et en cas de désaccord, les députés auront le dernier mot.

Le Sénat, à majorité de droite, achevait lundi 11 mai l’examen du projet de loi Macron sur la croissance à l’issue de 135 heures de débat, et avec elles l’occasion d’aller plus loin que le ministre de l’Économie.

Read More


Actualitté, Le mercredi 13 mai 2015 à 15:55:25

Le Sénat a récemment adopté un amendement obscur de la pourtant médiatique loi Macron : il permet « aux commerces de détails de biens culturels » de « déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement ». Les deux principaux arguments mis en avant pour justifier cette dérogation sont la concurrence Internet et la création d’emploi, deux prétextes à une dérégulation du travail, selon les syndicats de salariés.

Alexandre Bompard, en 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

« Toutes les organisations syndicales de la Fnac diffusent un communiqué commun », signale Thierry Lizé (Force ouvrière), en reconnaissant que « c’est plutôt rare ». « Les assassins du dimanche, crime gratuit », proclame l’un des tracts. Le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard, est l’une des personnalités associées à l’amendement adopté au Sénat, et pour cause : il milite depuis longtemps pour l’ouverture des magasins culturels le dimanche.

Avec cet argument consensuel, mais jamais vérifié : Amazon réaliserait 25 % de son chiffre d’affaires le dimanche. La firme elle-même l’avait démenti, par la voix de l’ex-PDG Romain Voog : « Je ne sais pas d’où vient ce chiffre, nous n’avons jamais communiqué une telle statistique. […] Il y a des pics en soirée, il y a des pics le midi, bien plus importants qu’un quelconque pic le dimanche. Ce n’est pas du tout le plus gros jour de la semaine. »

Read More


Courier Picard le 16/05/2015 Par DAVID VANDEVOORDE

La loi Macron va bousculer le rythme des ouvertures dominicales. Les zones commerciales passent de 5 à 12 dimanches. Et ce pourrait même être plus, si les maires le souhaitent…

La loi de croissance et d’activités du ministre de l’Économie Emmanuel Macron en passe d’être promulguée, réserve une belle place aux ouvertures le dimanche. Et les élus locaux auront un rôle non négligeable à jouer. «  Nous attendons sa promulgation pour en dire plus. Quand elle le sera, dans une version définitive, elle engagera effectivement des réflexions au niveau municipal et métropolitain  » a fait savoir la Ville.

Read More


Le Point 15/05/2015 à 16:12

Travail du dimanche, allongement des stages, simplification du compte pénibilité, transmission des entreprises: les modifications apportées par les sénateurs au projet de loi Macron sur la croissance annoncent de sérieux points de friction avec les députés, pour la suite de son parcours parlementaire.

Une commission mixte paritaire (CMP) composée de 7 sénateurs et 7 députés va tenter le 3 juin d’aboutir à un texte commun. En cas d’échec, l’Assemblée nationale aura le dernier mot.

– TRAVAIL DU DIMANCHE –

Le Sénat a validé le dispositif voté par l’Assemblée nationale élargissant le travail du dimanche. Mais il est allé plus loin en votant un amendement autorisant les magasins de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical « en attribuant le repos hebdomadaire par roulement », ce qui revient à les autoriser à ouvrir 52 dimanches par an. Le gouvernement ne s’y est pas opposé.

Il a aussi exonéré les entreprises de moins de 11 salariés de la plupart des contreparties au travail dominical.

Ce sont les dispositions sur le travail du dimanche qui cristallisent le plus l’opposition des syndicats, qui ont manifesté à plusieurs reprises contre « une généralisation du travail du dimanche ».


Boursier.com  14/05/2015 à 06h51   (Boursier.com) — Plusieurs syndicats (FO, CGT, Sud, CFTC, CFDT et CGC) de la Fnac ont lancé une pétition  afin de protester contre un amendement de la loi Macron adopté au Sénat et qui prévoit d’autoriser les commerces de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical. Les organisations estiment que le dispositif ne trouve pas de justification économique…

Read More


Une trentaine de salariés de la FNAC ont cessé le travail pendant deux heures pour protester contre une disposition de la Loi Macron sur le travail dominical.
Le 7 mai dernier, un nouvel amendement a été intégré par les sénateurs au projet de loi Macron dite de « croissance, d’activité et d’égalité des chances économiques ». Ce nouveau texte, adopté par la majorité de droite avec les élus socialistes, introduit une libéralisation complète du travail dominical pour les « commerces culturels » qui, en l’état actuel du débat, seraient autorisés à ouvrir tous les dimanches sans exception, contrairement aux autres secteurs soumis à un plafond de 12 dérogations par an. Les grosses enseignes spécialisées dans la vente de CD et de livres sont concernées par cette mesure, au même titre que les librairies et disquaires indépendants.
Des compensations salariales ?

A la FNAC, le syndicat Sud dénonce la teneur même du texte qui ne prévoit  «pas de compensations salariales » et passe outre le principe du volontariat. Il accuse aussi Alexandre Bompard, patron de la FNAC, d’avoir fait pression sur les élus pour que cet amendement passe.
A Angers, une trentaine de salariés a répondu à l’appel à la grève lancé par Sud. Le mouvement s’est traduit par un débrayage de deux heures en début d’après-midi qui n’a toutefois pas entraîné la fermeture du magasin.
La semaine dernière, le sénateur UMP de Paris Philippe Dominati estimait « anormal que la culture ne puisse pas être accessible le dimanche ». Selon lui, « le consommateur veut voir le produit avant d’acheter, que ce soit des BD, des livres… Donc il faut que chaque commerce ait la possibilité d’ouvrir ou non ».
Le ministre du Travail lui-même, François Rebsamen, s’est récemment dit « plutôt favorable » au travail dominical dans les magasins de biens culturels, à condition qu’il s’accompagne d’accords prévoyant des compensations salariales.

 

Des manifestants réclamant le "retrait de la loi Macron" devant le Sénat à Paris le 12 mai 2015 (Photo JOEL SAGET. AFP)
Environ 200 à 300 opposants à la loi Macron se sont rassemblés mardi devant le Sénat à l’initiative de plusieurs syndicats d’Ile-de-France (CGT, FO, FSU et Solidaires) pour protester contre ce projet qu’ils qualifient de «régression sociale».
Avec le projet de loi Macron, «on est marron» ou «la loi Macron, c’est la loi des patrons», ont scandé à la mi-journée les manifestants, maintenus par les forces de l’ordre à distance du Palais du Luxembourg, où les sénateurs doivent solennellement voter dans l’après-midi sur le texte, après 135 heures de débat.

Le projet de loi sur la croissance, sensiblement modifié au Sénat, fera l’objet d’une commission mixte paritaire (7 députés, 7 sénateurs) chargée de trouver une version commune avec l’Assemblée nationale. En cas d’échec, celle-ci aura le dernier mot.

«Le combat n’est pas terminé», ont prévenu plusieurs syndicalistes et sénateurs Front de gauche et communistes, dont Pierre Laurent (PCF), lors de prises de parole.

Parmi les points les plus «dangereux» du projet, les manifestants ont notamment fustigé l’extension du travail dominical et la réforme des prudhommes.

Le projet de loi prévoit notamment d’étendre à 12 jours le nombre d’ouvertures dominicales autorisées. Pour Gisèle Boivin, employée depuis 35 ans au BHV, c’est «non». Sur les 5 dimanches actuellement autorisés, «j’en fais deux déjà alors que je préférerais ne pas en faire». «On a une vie de famille», dit à l’AFP cette salariée vêtue d’une élégante veste rouge sur laquelle un autocollant revendique «augmentez nos salaires, pas nos horaires». «Le volontariat, je n’y crois pas», dit-elle, pas plus que les mesures de compensations prévues dans le projet, «ils ne compenseront jamais comme ils le font actuellement».

Karl Ghazi (CGT commerce) s’en est notamment pris à l’amendement introduit la semaine dernière au Sénat pour permettre aux commerces de biens culturels de déroger à la règle du repos dominical, pas vers «une généralisation du travail le dimanche».

Le syndicaliste a également vertement critiqué un autre amendement prévoyant «une commission de simplification du code du travail» qui consacrera selon lui la primauté des accords collectifs sur le contrat de travail et «remet en cause l’ensemble du droit du travail».

AFP

 

La ligne défendue par la direction du magasin de Fougères n’est pas du goût des commerçants de la galerie… ni des élus

Les 17 commerçants de la galerie commerciale du Carrefour de Fougères ont choisi de baisser le rideau pour l’Ascension, malgré l’obligation contractuelle d’ouvrir en même temps que l’enseigne. Ils protestent contre le refus de la direction de signer un futur protocole réglementant les ouvertures les jours fériés.

Ce qu’il craignent, c’est surtout de perdre la possibilité de travailler les deux dimanches précédant Noël. En effet, dans l’accord proposé par les mairies de Fougères et Lécousse et la Chambre de commerce et d’industrie, l’ouverture des dimanches 13 et 20 décembre est la contrepartie d’une limitation à trois jours fériés travaillés par an.

Nous disons depuis des années que quand le dimanche sera devenu un jour normal, ce que M. Macron essaye de faire, les primes seront aussi "normales", c’est à dire supprimées.

Et c’est NEXT, qui nous donne raison. Le deal est clair pour les salariés : soit ils abandonnent leur prime pour travail du dimanche, soit ils sont virés. Merci, M. Macron, et vive la gauche.

 The Guardian, 11 mai 2015

 Next has been accused of bullying workers into giving up overtime pay for working on a Sunday.

The fashion and homewares retailer, which employs more than 52,000 people, wants about 800 shop workers to give up the premium they are currently entitled to, worth up to £20 a week or £1,000 a year.

The workers all joined the company before 2008, when Next stopped offering a Sunday premium to new staff. In March, they were involved in a consultation on changes to their contracts. The GMB union said the staff rejected these, but Next said 99% of them accepted. 

The company said that as a result, all employees are now being moved on to contracts under which they do not receive extra pay for Sundays. Staff members that do not accept are to be made redundant. 

Next said it had offered compensation equal to one-third of the Sunday premium that staff earned over the past year to those who make the change.

A spokesman for Next said: “Working on a Sunday, since it was introduced back in the 90s, has become a new normal – so Next feels it is no longer justifiable to pay some of its staff up to 50% more than colleagues doing the same work on the same day.”

Mick Rix, the national officer for retail workers at the GMB union, said: “Next claims that it considers Sunday to be a normal working day and uses this opinion to justify cutting pay on Sunday. There can hardly be a better example of a company that has a total disregard for family life.”

Next’s chief executive, Lord Wolfson, last month pledged to raise shopfloor wages by at least 5%. After months of pressure from workers’ rights groups over pay in its stores, Wolfson offered to share his bonus among staff if there was a shortfall in funding.

The Tory peer, who was paid £4.66m in cash and shares last year, including a £1.1m bonus, said the wage rate would rise from £6.70 an hour to £7.04 in October, or £7.58 including bonuses.

Wolfson recently provoked anger when he declared the living wage campaign irrelevant. He wrote to staff to say that he was mortified by the way in which some of his comments were misinterpreted. He said: “I certainly did not intend to belittle the difficulties some people have in making ends meet.”

He said a combination of increased wage rates and longer contracts meant that the average staff member earned 33% more than two years ago.