La question du travail du dimanche est une épine dans le pied des Bouches du Rhône, département du député Mallié, où la zone commerciale de Plan de Campagne travaille le dimanche en toute illégalité depuis presque 40 ans (mais c’est loin d’être la seul irrégularité de cette zone).

Plusieurs solutions techniques étaient possibles pour sortir de cette situation délicate, dont la plus intelligente était un retour très progressif à la normale.

Ce n’est pas cette solution qui a été choisie : au lieu d’un retour à la normale, le pouvoir s’est frénétiquement saisi du problème de Richard Mallié pour, au contraire, étendre la possibilité de travail dominical à toute la France.

Au dire de ses promoteurs, il s’agit de créer de la croissance : les études économiques démontrent le contraire. Ou de l’emploi : les études démontrent que ce qui sera créé dans la grande distribution sera détruit dans le commerce traditionnel, avec un solde pouvant être négatif. Ou des avantages financiers : le double-paiement universel du départ s’est réduit comme une peau de chagrin et ne s’appliquera plus que dans des cas réduits. Il s’agissait encore de « simplifier la loi » : le texte Mallié est illisible, ou de « réduire les 180 dérogations » : le texte Mallié en rajoute deux.

Quelle est la législation actuelle, que dit le texte Mallié, pourquoi le propose-t-il, pourquoi le Gouvernement y met-il  une hate aussi frénétique ? Tel est l’objet de cette synthèse, dont l’actualisation est effectuée au fil des évènements.