L’attitude de La Poste pose un débat récurrent : l’homme est il fait pour le travail, ou le travail pour l’homme. Ici, la Poste se donne pour mission « d’accompagner le e-commerce ». C’est à dire que sous le prétexte que les serveurs Internet fonctionnent 7/7 (et 24/24), la Poste entend demander à ses salariés de s’aligner sur le rythme des machines. Il n’est pas certain que ce soit la bonne voie.

Du temps où un certain Macron était ministre de l’économie, il avait tenté de faire peur à tout le monde en évoquant Amazon pour justifier les dispositions anti-dominicales qu’il mit en place par la suite dans la loi du même nom. Il avait juste oublié que les salariés d’Amazon sont soumis aux mêmes règles que les autre salariés français, et que le succès d’Amazon n’est pas lié au travail du dimanche, du moins en France, mais à l’excellence de son organisation. La Poste devrait plutôt miser sur l’excellence que sur la tricherie, pour concurrencer les autres entreprises.

Avec Chronopost, le travail du dimanche gagne encore du terrain

L’entreprise livrera désormais le dimanche matin dans les grandes villes. La CGT et Sud dénoncent une décision unilatérale.

Le principe du repos dominical, déjà bien ébréché par la loi Macron en 2015 qui autorisait l’ouverture de très nombreux magasins le dimanche, est de nouveau attaqué, cette fois-ci dans le secteur de la livraison.

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La Dépèche, 24/9/2012

L’ouverture des supermarchés le dimanche matin en Haute-Garonne, rendue possible depuis mai après une décision du tribunal administratif, ne passe pas auprès des syndicats et des élus. Notamment dans le Muretain en pointe dans cette protestation. Hier matin, une trentaine de militants de la CGT ont filtré les entrées du parking du nouvel Intermarché au nord de Muret, puis du Leader Price de l’autre côté de la commune.

Secrétaire de l’union locale CGT, Philippe Soriano s’oppose à l’ouverture du dimanche au nom d’un modèle social. «Le repos dominical reste un repère collectif», avance-t-il, un repère qui permet notamment de «préserver la vie familiale». De plus, «il est archifaux de croire que les employés sont mieux payés. Le planning est fait sur un jour de plus.»

Dans ce combat, les syndicats ont été précédés par les élus. Le maire de Muret, André Mandement (PS), est monté au créneau cet été en prenant un arrêté municipal s’opposant à l’ouverture du Leader Price. Un arrêté symbolique qui ne peut s’appliquer. Hier, devant ce supermarché, le maire est venu redire son opposition. «C’est une régression sociale et cela risque de déséquilibrer le tissu commercial local», a-t-il souligné.

Deux clients de l’Intermarché, interrogés à l’entrée du commerce, ont affirmé qu’ils étaient contre l’ouverture le dimanche et qu’ils faisaient hier leurs courses «par dépannage». Devant le Leader Price, André, un retraité, a, lui, estimé que «si cela peut fournir du travail, il faut laisser les gens travailler.»


Actualitté, Le mercredi 13 mai 2015 à 15:55:25

Le Sénat a récemment adopté un amendement obscur de la pourtant médiatique loi Macron : il permet « aux commerces de détails de biens culturels » de « déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement ». Les deux principaux arguments mis en avant pour justifier cette dérogation sont la concurrence Internet et la création d’emploi, deux prétextes à une dérégulation du travail, selon les syndicats de salariés.

Alexandre Bompard, en 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

« Toutes les organisations syndicales de la Fnac diffusent un communiqué commun », signale Thierry Lizé (Force ouvrière), en reconnaissant que « c’est plutôt rare ». « Les assassins du dimanche, crime gratuit », proclame l’un des tracts. Le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard, est l’une des personnalités associées à l’amendement adopté au Sénat, et pour cause : il milite depuis longtemps pour l’ouverture des magasins culturels le dimanche.

Avec cet argument consensuel, mais jamais vérifié : Amazon réaliserait 25 % de son chiffre d’affaires le dimanche. La firme elle-même l’avait démenti, par la voix de l’ex-PDG Romain Voog : « Je ne sais pas d’où vient ce chiffre, nous n’avons jamais communiqué une telle statistique. […] Il y a des pics en soirée, il y a des pics le midi, bien plus importants qu’un quelconque pic le dimanche. Ce n’est pas du tout le plus gros jour de la semaine. »

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Courier Picard le 16/05/2015 Par DAVID VANDEVOORDE

La loi Macron va bousculer le rythme des ouvertures dominicales. Les zones commerciales passent de 5 à 12 dimanches. Et ce pourrait même être plus, si les maires le souhaitent…

La loi de croissance et d’activités du ministre de l’Économie Emmanuel Macron en passe d’être promulguée, réserve une belle place aux ouvertures le dimanche. Et les élus locaux auront un rôle non négligeable à jouer. «  Nous attendons sa promulgation pour en dire plus. Quand elle le sera, dans une version définitive, elle engagera effectivement des réflexions au niveau municipal et métropolitain  » a fait savoir la Ville.

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Boursier.com  14/05/2015 à 06h51   (Boursier.com) — Plusieurs syndicats (FO, CGT, Sud, CFTC, CFDT et CGC) de la Fnac ont lancé une pétition  afin de protester contre un amendement de la loi Macron adopté au Sénat et qui prévoit d’autoriser les commerces de biens culturels à déroger à la règle du repos dominical. Les organisations estiment que le dispositif ne trouve pas de justification économique…

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Une trentaine de salariés de la FNAC ont cessé le travail pendant deux heures pour protester contre une disposition de la Loi Macron sur le travail dominical.
Le 7 mai dernier, un nouvel amendement a été intégré par les sénateurs au projet de loi Macron dite de « croissance, d’activité et d’égalité des chances économiques ». Ce nouveau texte, adopté par la majorité de droite avec les élus socialistes, introduit une libéralisation complète du travail dominical pour les « commerces culturels » qui, en l’état actuel du débat, seraient autorisés à ouvrir tous les dimanches sans exception, contrairement aux autres secteurs soumis à un plafond de 12 dérogations par an. Les grosses enseignes spécialisées dans la vente de CD et de livres sont concernées par cette mesure, au même titre que les librairies et disquaires indépendants.
Des compensations salariales ?

A la FNAC, le syndicat Sud dénonce la teneur même du texte qui ne prévoit  «pas de compensations salariales » et passe outre le principe du volontariat. Il accuse aussi Alexandre Bompard, patron de la FNAC, d’avoir fait pression sur les élus pour que cet amendement passe.
A Angers, une trentaine de salariés a répondu à l’appel à la grève lancé par Sud. Le mouvement s’est traduit par un débrayage de deux heures en début d’après-midi qui n’a toutefois pas entraîné la fermeture du magasin.
La semaine dernière, le sénateur UMP de Paris Philippe Dominati estimait « anormal que la culture ne puisse pas être accessible le dimanche ». Selon lui, « le consommateur veut voir le produit avant d’acheter, que ce soit des BD, des livres… Donc il faut que chaque commerce ait la possibilité d’ouvrir ou non ».
Le ministre du Travail lui-même, François Rebsamen, s’est récemment dit « plutôt favorable » au travail dominical dans les magasins de biens culturels, à condition qu’il s’accompagne d’accords prévoyant des compensations salariales.

 

La ligne défendue par la direction du magasin de Fougères n’est pas du goût des commerçants de la galerie… ni des élus

Les 17 commerçants de la galerie commerciale du Carrefour de Fougères ont choisi de baisser le rideau pour l’Ascension, malgré l’obligation contractuelle d’ouvrir en même temps que l’enseigne. Ils protestent contre le refus de la direction de signer un futur protocole réglementant les ouvertures les jours fériés.

Ce qu’il craignent, c’est surtout de perdre la possibilité de travailler les deux dimanches précédant Noël. En effet, dans l’accord proposé par les mairies de Fougères et Lécousse et la Chambre de commerce et d’industrie, l’ouverture des dimanches 13 et 20 décembre est la contrepartie d’une limitation à trois jours fériés travaillés par an.