Le parlement refuse une extension de l’ouverture des commerces

En Suisse, pays aux résultats déplorables et au niveau de chômage insupportable, comme l’on sait, le repos dominical est très fortement respecté. Le parti Libéral Radical a tenté, avec les certains arguments déjà utilisés en France (« plus de liberté pour ceux qui veulent travailler », et « lutter contre le tourisme d’achat en France »).

Fort sagement, le gouvernement a répondu que ce point avait déjà été longtemps débattu en 2012. Heureux pays que la Suisse, où l’on est pas obligé de revenir chaque matin sur les sujets traités la veille…


Source : RTN 26/03/18

Les commerces neuchâtelois ne pourront pas ouvrir deux dimanches par année. Le Grand Conseil a refusé mardi après-midi cette proposition du PLR

Les commerces neuchâtelois ne sont pas prêts d’ouvrir un dimanche supplémentaire. Le Grand Conseil a refusé une proposition du parti libéral radical dans ce sens mardi après-midi. Le plénum a refusé la proposition par 58 voix contre 49.

Le PLR proposait que les commerces puissent ouvrir leurs portes deux dimanches par année. En gros, il s’agissait « d’offrir plus de liberté à ceux qui veulent travailler ». Actuellement, les clients peuvent faire leurs courses un seul dimanche par année. En 2017, cette ouverture s’est tenue peu avant Noël. Pour les députés libéraux radicaux, cette ouverture permet de s’adapter aux réalités de vies et aux coutumes d’achats des Neuchâtelois. Cela vise aussi à lutter un peu plus contre le tourisme d’achat en France voisine, estime le PLR. Les libéraux radicaux ont été suivi par le groupe Vert’libéral – PDC : « c’est vraiment très peu de chose que l’on demande aux travailleurs ».

Unia manifeste

Unia ne l’entend pas de cette oreille. Le syndicat s’était dit prêt à lancer un référendum si le parlement avait été dans le sens du PLR. Unia a organisé une petite manifestation dans la cour du Château en marge de la session. Il dénonce la démarche et estime que le PLR aurait dû s’approcher des partenaires sociaux pour faire une telle proposition. Le syndicat estime que la proposition libérale-radicale n’offre aucune contrepartie aux vendeurs et qu’elle péjorerait leurs conditions de travail.

Gauche mécontente

Faux, rétorquent les partis de gauche. Le PS estime que le dimanche reste le seul jour de la semaine où un travailleur peut avoir congé. Par ailleurs, comment garantir que les vendeurs auront suffisament de repos durant le mois de décembre ? Le parti estime que ce débat doit avoir lieu au sein de la commission paritaire, et pas au Grand Conseil. Son de cloche similaire du côté du groupe PopVertsSol : c’est une proposition « qui va à l’encontre des travailleurs ».

Réaction du gouvernement

Le Conseil d’État a appelé a refusé le projet de loi. Le gouvernement a rappelé que la thématique sensible avait fait l’objet de longues entre les différents partenaires sociaux pour aboutir à un compromis, concrétisé en 2012 dans une convention collective de travail pour la branche. A l’époque, cela avait permis d’instaurer une ouverture dominicale annuelle. /aju

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