Dimanche pour tous

CFTC paris, 24/03/15

Aujourd’hui nous allons commencer par une devinette : Qu’est-ce-qui rassemble Confédération Française des travailleurs Chrétiens, l’union nationale des syndicats de détaillants des fruits et légumes primeurs, Haïm Korsia grand Rabbin de France, l’Union Professionnelle Artisanale, Edouard Leclerc des magasins Leclerc, la fédération Nationale de l’habillement, la CGT, la chambre syndicale des métiers de l’artisanat de Paris, Serge Papin patron de système U, Monseigneur André vingt-trois, l’association osez le féminisme, les Associations familiales catholiques, Christophe Rollet patron de point S, le pasteur Clavairoly de la Fédération Protestante de France, la CGPME confédération générale des petites et moyennes entreprises, femmes égalité, l’assemblée des évêques orthodoxes de France, le syndicat de l’enseignement professionnel public et bien d’autres encore ?

Réponse : La lutte contre le développement du travail dominical, appelé aussi : cupidité du dimanche. Ce que montre cette liste à la Prévert c’est tout simplement, que l’ensemble des corps intermédiaires, à quelques rares exceptions près, sont contre l’augmentation de l’ouverture des grandes surfaces le dimanche.

Leurs motivations peuvent être différentes, pour Michel Edouard Leclerc, un jour d’ouverture supplémentaire ce n’est pas plus de ventes, mais des ventes étalées sur 7 jours au lieu de 6 et donc un  chiffre d’affaire équivalent, mais des charges supplémentaires. C’est exactement ce qu’à pu mesurer le patron de Bricorama en comparant son chiffre d’affaire 2013 où ses magasins étaient fermés le dimanche et celui de 2014 où ils étaient ouverts. Le chiffre d’affaire est resté constant. Celui qui achète dorénavant une brouette le dimanche, ne repasse pas en semaine en acheter une autre.

Élémentaire mon cher Macron !

Pour les artisans et commerçants, il s’agit tout simplement de leur survie. Avec le rouleau compresseur de la grande distribution 7 jours sur 7, adieu marchés traditionnels et commerces de proximité.

Les libéraux intelligents devraient donc défendre le repos dominical, même s’ils se fichent comme de leur premier dividende de la préservation d’un temps pour la vie familiale, personnelle, associative et spirituelle. Leur approche devrait être celle de la liberté du commerce et la lutte contre les monopoles.

Quand les grands enseignes auront fini de tuer le commerce de proximité, elles auront la main tout à la fois sur la distribution et la production, à qui elles pourront imposer leurs conditions.

Les socialistes, dont beaucoup évoquent avec des trémolos dans la voix, les mânes du grand Jaurès, devraient justement appliquer les préceptes du député du Tarn concernant le dimanche. Il les a très bien exposés dans un ouvrage intitulé : « De la célébration du dimanche considérée sous les rapports de l’Hygiène publique, de la moral, des relations familiales et de cité. »

Et pourtant une grande partie de nos élus continue à vouloir tuer le repos dominical. A croire qu’ils vivent dans un autre monde que le nôtre.

À la semaine prochaine !

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