Leroy Merlin : retour au respect de la loi

C’est une décision citoyenne, que vient de prendre Leroy-Merlin : l’enseigne du Val d’Oise a finalement décidé de revenir au respect de la loi républicaine, initiative que nous ne pouvons que saluer.

On peut remarquer au passage que le retour à une attitude vertueuse aura été facilité par l’exemple de Castorama, qui avait précédé Leroy Merlin dans cette voie. Et tout le désordre que l’amendement ConfoKea, voté sur la base des informations inexactes d’Isabelle Debré, a amené au secteur.

Le Parisien, 13 mai 2009

L’enseigne Leroy Merlin fermera le dimanche

Le géant du bricolage capitule. Prise à la gorge par des astreintes très élevées, l’enseigne fermera ses trois magasins le dimanche en septembre prochain.

Les trois magasins Leroy Merlin du Val-d’Oise situés à Osny, Montsoult et Montigny-lès-Cormeilles n’ouvriront plus le dimanche à partir du 1eseptembre. Une décision annoncée hier par la direction de la société, à la suite des poursuites judiciaires lancées depuis quinze mois par la Fédération FO du commerce et l’union départementale. 

En faisant condamner l’enseigne, le syndicat souhaite faire respecter le repos dominical des salariés. Dans le secteur du bricolage, Leroy Merlin s’apprête donc à emboîter le pas de son concurrent Castorama qui ferme ses magasins le dimanche, depuis maintenant plusieurs semaines.

Une menace sur 150 emplois

« L’acharnement du syndicat aboutit à une situation inextricable. Après avoir versé 3,6 M € d’astreintes en 2008, Leroy Merlin est aujourd’hui condamné à verser la somme de 100 000 € par dimanche ouvert et par magasin, ce qui représente un montant potentiel d’astreintes de 12 M € pour 2009 », précise la direction de la société. 
Visiblement prise à la gorge, l’enseigne est pourtant prête à lâcher cette somme pendant encore près de quatre mois, jusqu’en septembre.

Sur le terrain judiciaire, la bataille se poursuit. Leroy Merlin fait savoir qu’il va faire appel du dernier jugement du tribunal et se réserve la possibilité de saisir le Conseil de la concurrence. « Nous attendons également que le préfet du Val-d’Oise confirme sa décision d’accorder des dérogations en faisant appel du jugement du tribunal administratif », poursuit la direction. Pour cela, elle met en avant l’ouverture autorisée de certains secteurs qu’elle estime être des concurrents, comme les jardineries ou les magasins d’ameublement. « Ces exceptions provoquent une situation inacceptable de distorsion de concurrence. Si le juge l’a reconnu, il n’a pas pour autant autorisé l’ouverture de nos magasins le dimanche. » En baissant le rideau, l’enseigne de bricolage évoque une menace sur 150 emplois dans le Val-d’Oise et sur près de 1 000 en Ile-de-France.

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