Les cadres financiers travaillent-ils trop ? Et savent-ils décompresser ?

Un enquête internationale de Robert Half

Spécialiste du recrutement temporaire et permanent, Robert Half a interrogé quelques 2.300 cadres financiers dans 17 pays, sur leurs horaires de travail. En semaine, quelle est la tendance ? Des « débordements » sont-ils observés ? Et quid du week-end ou des vacances ? Ces moments de repos sont-ils encore respectés ?

Un volume horaire hebdomadaire élevé mais pas trop ?

Cette nouvelle enquête révèle tout d’abord que les cadres spécialisés en finances exercent leur métier selon trois grandes tranches horaires hebdomadaires : 39-45 heures, 46-55 heures, plus de 55 heures.

Les cadres les plus acharnés – travaillant plus de 55 heures par semaine (30% de toutes les réponses confondues) – se trouvent au Japon (19%), au Luxembourg et aux Pays-Bas (15%) ainsi qu’en Allemagne (13%).

Travailler en moyenne de 46 à 55 heures est l’apanage des Irlandais (47%) ainsi que des Tchèques (43%) puis des Japonais (41%).

C’est en Italie (45%), au Luxembourg (44%) en Irlande et en Allemagne (43%) qu’il est le plus fréquent d’effectuer entre 39 et 45 heures par semaine (37% du total des réponses).

Ces constats seraient stables depuis deux ans. C’est ce qu’indiquent 40% de l’ensemble des personnes interrogées, alors que de leurs côtés, 25% déclarent que leurs horaires ont augmenté de 5 à 10h hebdomadaires, avant tout en raison d’une prise de nouvelles responsabilités (56%) ou de la croissance de leurs entreprises (45%).

La 3ème raison invoquée est le sous-effectif comme on l’observe au Japon (61%), en Australie (31%), au Royaume-Uni (29%). Avec 22%, la France semble plutôt préservée.

Fabrice Coudray, Director de Robert Half International France ajoute : « En France, la raison semble être de mise ! Si 34% des cadres financiers déclarent effectuer chaque semaine entre 39 et 45 heures, ils ne sont « que » 24% à travailler entre 46 et 55 heures. Selon 43% des Français interrogés, ces volumes horaires n’augmentent pas depuis 2 ans. Dans un marché du recrutement orienté en faveur des candidats, l’équilibre vie professionnelle/vie personnelle semble bien respecté voire privilégié. »

« Joignables » (ou non) à la maison ?

C’est sans surprise une situation fréquente. Seulement 27% des cadres financiers interrogés dans 17 pays déclarent qu’ils se refusent à être contactés en dehors du bureau, ils restent 71% à rester connectés et joignables, soit par mail soit par téléphone, une fois leurs bureaux quittés (37% en cas d’échéances importantes, 34% en toute circonstance). En revanche, les plus réfractaires à cette connexion prolongée sont les Irlandais (55%), les Luxembourgeois (49%) et… les Français (44%) !

Le sacro saint « repos dominical » ne serait-il plus respecté ?

Eh bien si ! Il est certains pays où la résistance au travail le week-end semble fonctionner. Il s’agit par ordre décroissant : de l’Espagne (65%), de l’Irlande (58%), de la France (55%), du Luxembourg (53%) puis de la Nouvelle-Zélande (51%). Mais sans surprise, un week-end calme sans travail, « c’est quelque chose que l’on ne verra jamais » à Hong-Kong où 29% des cadres financiers travaillent chaque week-end, suivis par les Japonais (22%), les Suisses et les Canadiens (16%) et par les Américains (13%). Le « compromis » d’un week-end partiellement travaillé par mois a parallèlement été adopté, par 45% des cadres financiers tchèques, 31% de leurs homologues britanniques et 27% de leurs confères en Italie.

L’été approche, des vacances studieuses en vue ?

Pour les Luxembourgeois mais pas pour les Irlandais

A la question « Emportez-vous votre PDA/Blackberry ou votre ordinateur portable avec vous en vacances ? », une majorité des cadres financiers déclarent qu’ils souhaitent une vraie rupture pendant leurs congés. Ils sont 60%, alors qu’en face d’eux 14% ont un besoin absolu de rester connectés et joignables (26% au Luxembourg, 22% à Hong-Kong ainsi qu’en Espagne). Telle « un juste milieu », la connexion sera néanmoins maintenue en cas de surcharge de travail (13% toutes réponses confondues) ou si des changements majeurs surviennent alors dans l’entreprise (11%).

 

Etude complète disponible sur simple demande.

(*) Robert Half a réalisé cette enquête en janvier 2008 auprès de près de 2.300 cadres financiers exerçant leurs fonctions dans un échantillon représentatif d’entreprises (taille, secteurs d’activité), dans 17 pays (Australie, Belgique, Canada, France, République Tchèque, Allemagne, Hong Kong, Irlande, Italie, Japon, Luxembourg, Nouvelle Zélande, Espagne, Suisse, Pays-Bas, Royaume-Uni, Etats-Unis).

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