Deux ans après l’adoption de la loi Macron, l’ouverture des commerces le dimanche gagne progressivement du terrain. Et si les grandes surfaces se frottent les mains, cela ne réjouit pas forcément les organisations syndicales et les salariés. « À la CFTC nous sommes contre parce que l’on pense que dans la société, il faut un temps où les choses sont plus calmes », défend Joseph Thouvenel, vice-président de l’organisation syndicale.

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ZOOM Sur le parking d’un supermarché à Cabourg, / Mychèle Daniau/AFP

ENTRETIEN. Le travail du dimanche engendre une « perte sèche » de sociabilité, et les Français y sont moins favorables qu’on ne le croit, selon Laurent Lesnard, sociologue au CNRS et à Sciences-Po.

La Croix : Vous avez étudié les effets du travail du dimanche sur la vie familiale et sociale (1). Quelles sont vos conclusions ?

Laurent Lesnard : Pour bien comprendre ces effets, il faut rappeler le rôle que joue le dimanche dans notre société. À mesure que le travail des femmes s’est généralisé, c’est devenu la principale journée passée en famille et/ou avec des amis, un temps essentiel pour la vie en société.

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Dans sa lutte contre le travail dominical, la fédération CGT Commerce et Services a utilisé l’image d’un prêtre « obligé de bosser » le dimanche. Un clin d’œil qui n’a pas manqué de faire réagir.

Dans le cadre la campagne de la CGT contre le travail le dimanche « on vous l’avait bien dit » le syndicat présente un prêtre qui « travaille » sur l’une de ses six affiches mettant en scène des situations de la vie de tous les jours afin de démontrer que « le dimanche est un jour pour vous, pas pour votre employeur ». Une affiche qui révèle une certaine convergence des luttes.

L’idée a germé dans l’esprit du graphiste de la CGT qui est parti du « constat que nous recevions de nombreuses remarques de la part de religieux qui considèrent le dimanche comme un jour sacré » explique Ambre Danquigny, chargée de communication à la fédération commerces services de la CGT.

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La Dépèche, 24/9/2012

L’ouverture des supermarchés le dimanche matin en Haute-Garonne, rendue possible depuis mai après une décision du tribunal administratif, ne passe pas auprès des syndicats et des élus. Notamment dans le Muretain en pointe dans cette protestation. Hier matin, une trentaine de militants de la CGT ont filtré les entrées du parking du nouvel Intermarché au nord de Muret, puis du Leader Price de l’autre côté de la commune.

Secrétaire de l’union locale CGT, Philippe Soriano s’oppose à l’ouverture du dimanche au nom d’un modèle social. «Le repos dominical reste un repère collectif», avance-t-il, un repère qui permet notamment de «préserver la vie familiale». De plus, «il est archifaux de croire que les employés sont mieux payés. Le planning est fait sur un jour de plus.»

Dans ce combat, les syndicats ont été précédés par les élus. Le maire de Muret, André Mandement (PS), est monté au créneau cet été en prenant un arrêté municipal s’opposant à l’ouverture du Leader Price. Un arrêté symbolique qui ne peut s’appliquer. Hier, devant ce supermarché, le maire est venu redire son opposition. «C’est une régression sociale et cela risque de déséquilibrer le tissu commercial local», a-t-il souligné.

Deux clients de l’Intermarché, interrogés à l’entrée du commerce, ont affirmé qu’ils étaient contre l’ouverture le dimanche et qu’ils faisaient hier leurs courses «par dépannage». Devant le Leader Price, André, un retraité, a, lui, estimé que «si cela peut fournir du travail, il faut laisser les gens travailler.»


Cela donne envie de serrer les poings de rage, et de maudire ces élites autoproclamées, Attali, gourou de service, Macron, micro ministre à qui il faut deux 49.3 pour faire passer des textes sans queue ni tête, mais aussi les Malliés, valets de Sarközy, et tout ce petit monde, à tu et à toi avec les patrons des grandes chaines de distribution. Qui serait assez naïf pour ne pas voir que l’acharnement du dernier en date, Macron, à faire exploser le repos dominical, doit tout aux relations très proches de ce petit ministre naïf et bien gentil, avec certains patrons de grandes chaines ?

Le résultat ? Nous le prédisons depuis des années : d’effet domino en effet domino, la grande distribution accentue chaque jour sa main-mise sur le commerce. Au détriment de la créativité, au détriment de l’esprit d’entreprise, au détriment de la diversité, et au final au détriment du consommateur, condamné à errer le dimanche dans des supermarchés, pauvre consommateur dont on bourre le crâne chaque jour – merci Patrick Le Lay – pour lui faire croire qu’il s’agit là de l’ultime étape du bonheur universel.

Les petits commerces ne résistent pas, les centres villes sont de plus en plus dépourvus de ces établissements et à cause de cela, certains villages périssent jusqu’à mourir parfois, faute de dynamisme et de travail.

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La Croix – 12/5/15 – 12 H 08

Après avoir reporté deux fois le vote, le Sénat a adopté mardi 12 mai le projet de loi Macron, en le libéralisant encore plus, à l’issue de plus de 130 heures de débat.

La droite sénatoriale réécrit la loi Macron Celui-ci va toutefois faire l’objet d’une commission mixte sénateurs-députés, et en cas de désaccord, les députés auront le dernier mot.

Le Sénat, à majorité de droite, achevait lundi 11 mai l’examen du projet de loi Macron sur la croissance à l’issue de 135 heures de débat, et avec elles l’occasion d’aller plus loin que le ministre de l’Économie.

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Actualitté, Le mercredi 13 mai 2015 à 15:55:25

Le Sénat a récemment adopté un amendement obscur de la pourtant médiatique loi Macron : il permet « aux commerces de détails de biens culturels » de « déroger à la règle du repos dominical en attribuant le repos par roulement ». Les deux principaux arguments mis en avant pour justifier cette dérogation sont la concurrence Internet et la création d’emploi, deux prétextes à une dérégulation du travail, selon les syndicats de salariés.

Alexandre Bompard, en 2014 (ActuaLitté, CC BY SA 2.0)

« Toutes les organisations syndicales de la Fnac diffusent un communiqué commun », signale Thierry Lizé (Force ouvrière), en reconnaissant que « c’est plutôt rare ». « Les assassins du dimanche, crime gratuit », proclame l’un des tracts. Le PDG de la Fnac, Alexandre Bompard, est l’une des personnalités associées à l’amendement adopté au Sénat, et pour cause : il milite depuis longtemps pour l’ouverture des magasins culturels le dimanche.

Avec cet argument consensuel, mais jamais vérifié : Amazon réaliserait 25 % de son chiffre d’affaires le dimanche. La firme elle-même l’avait démenti, par la voix de l’ex-PDG Romain Voog : « Je ne sais pas d’où vient ce chiffre, nous n’avons jamais communiqué une telle statistique. […] Il y a des pics en soirée, il y a des pics le midi, bien plus importants qu’un quelconque pic le dimanche. Ce n’est pas du tout le plus gros jour de la semaine. »

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